La France s’abstient lors du vote sur l’esclavage à l’ONU : quelles réactions pour ses anciennes colonies? - Politique

La France s’abstient lors du vote sur l’esclavage à l’ONU : quelles réactions pour ses anciennes colonies?

La France s’abstient lors du vote sur l’esclavage à l’ONU : quelles réactions pour ses anciennes colonies?

Le 25 mars 2026, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution qualifiant la traite transatlantique des esclaves africains de « crime contre l’humanité ». Si une large majorité des États membres a voté pour, la France, tout comme le Royaume-Uni et plusieurs pays européens, directement concernée par ce sujet brulant de l’histoire, a choisi l’abstention.

Une décision qui surprend.

La France avait pourtant marqué l’histoire en 2001 avec la loi Taubira, reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité. Cette abstention lors de ce vote historique, apparaît donc comme un revirement symbolique, suscitant incompréhension et indignation, notamment dans les territoires d’outre-mer et dans ses anciennes colonies.

Réactions dans les anciennes colonies.

Aux Antilles et en Guyane, les élus locaux dénoncent une « trahison mémorielle » et un manque de respect envers les descendants des victimes. Cette question a fait l’objet des débats à l’assemblée nationale et on a senti l’embarras du gouvernement, qui a été incapable de donner une repose claire sur ce sujet. Le premier ministre pourtant présent à préférer ne pas répondre, laissant cette responsabilité au ministre du commerce extérieur. Plusieurs observateurs sont choqués par une telle démarche, comme pour rappeler à ses descendants d’esclaves que c’était une affaire commerciale.
En Afrique francophone, notamment le Gabon, cette position de la France n’est pas passée inaperçue mais ne suscite pour l’instant pas des débats, on dirait une manière habile de ne pas froisser les relations amicales qu’entretiennent les deux pays.
Pour la Mémoire collective, ce vote fragilise l’image de la France comme nation pionnière dans la reconnaissance des crimes liés à l’esclavage.

Les conséquences possibles?

La France risque continue de de perdre en crédibilité dans ses relations avec ses anciennes colonies et sur ses réelles intentions par rapports aux réparations et la mémoire de l’esclavage. Cette décision pourrait renforcer les revendications identitaires et les appels à une autonomie accrue et d’autres puissances comme la Chine et la Russie, pourraient exploiter ce vide pour se présenter comme des partenaires plus solidaires de l’Afrique.
Un signal négatif

Ce vote d’abstention n’a pas seulement une portée diplomatique, il touche au cœur de la mémoire des peuples qui ont subi la traite et l’esclavage. Il s’agit d’un coup bas porté à la réconciliation historique et à la reconnaissance des souffrances endurées.
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