Le gouvernement gabonais a décidé de frapper fort contre l’orpaillage clandestin. Le ministre des Mines et des Ressources Géologiques, Sosthène Nguema Nguema, a annoncé la suspension provisoire immédiate de toutes les activités de petite mine d’or sur le territoire national. L'objectif étant, selon un communiqué de presse, dont notre rédaction a pris connaissance, d'assainir une filière gangrenée par la fraude, les trafics et la dégradation de l’environnement.
Selon le ministère, cette mesure s’accompagne d’un audit exhaustif des titres miniers aurifères et d’un renforcement des contrôles sur les sites. Les forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour mettre fin aux exploitations illégales, souvent menées par des opérateurs étrangers en violation du code minier.
« Nous devons protéger nos ressources et garantir que l’exploitation profite réellement à l’État et aux communautés locales », avait déclaré le ministre lors de son passage à Gabon Première l'occasion de l'émission sur les 100 jours du gouvernement.
Cette décision, qualifiée de “tolérance zéro”, vise à restaurer la confiance dans le secteur aurifère et à attirer des investisseurs sérieux. Mais elle pourrait aussi fragiliser, à court terme, les communautés dépendantes de l’orpaillage artisanal, ce qui nécessitera des mesures d’accompagnement.(Nous y reviendrons dans un prochain article).
Sosthene Nguema Nguema suspend provisoirement l'activité d'orpaillage
Le ministre des Mines et des Ressources Géologiques, Sosthène Nguema Nguema, lance une opération de “nettoyage” dans le secteur de l’orpaillage au Gabon.