Le point de départ de la marche était prévu au niveau de l’Immeuble des 9 étages ,au centre ville, en direction du ministère des sports, où une déclaration était attendue. Les organisateurs ont été empêchés de marcher , suite à une intervention policière, invoquant l’absence d’une autorisation officielle. Or, ils affirmaient avoir entamés toutes les démarches nécessaires, sans malheureusement avoir pu obtenir la moindre réponse des autorités concernées.
Le collectif dénonce des “manigances” et promet de poursuivre son combat par des actions légales.
L’élection quant à elle est prévue pour se tenir ce 18 avril 2026 à Mouila, dans la province de la Ngounié, dans un climat de suspicion, puisque plusieurs acteurs du football gabonais contestent la transparence du processus électoral. La FEGAFOOT est accusée de verrouiller l’accès à la candidature d'autres acteurs, ce qui alimente ces frustrations et tensions dans l'opinion.
Ces contestations fragilisent la crédibilité de la FEGAFOOT à l’approche du scrutin et cela ternit encore plus l’image du foot ball gabonais. Rappelons que Pierre Alain Mounguengui est le seul candidat à sa propre succession.
Le CSFG a promis de rester actif dans le cadre légal pour empêcher que cette élection ne se tienne, ce qui laisse présager d’autres initiatives médiatiques ou judiciaires avant le scrutin, qui s'annonce d'or et déjà sans surprise.
Cette situation fait peser le risque ,si le ministre des sports intervient dans cette élection, d'une ingérence inacceptable, que l'institution peut brandir auprès de la FIFA et faire pleuvoir comme conséquences des sanctions au pays. Ou bien cela semble être le but espéré par ce collectif ,qui souhaite voir leur coéquipier et capitaine d'hier ,Ulrich Kessany , faire barrage à la réélection du président actuel?
En réalité, les détracteurs de Pierre Alain Mouguengui visent au mauvais endroit, car bien que leurs revendications soient légitimes et que l'opinion y adhère fortement , ils devraient plutôt se tourner vers le corps électoral, qui participera à cette élection. La question étant de savoir, s'ils ont les arguments à présenter à ce dernier. Les électeurs que sont les ligues et les clubs, sont les seuls à connaitre leurs réelles intentions de vote , les raisons et les motivations du choix qu'ils feront dans l'urne. Peut-être ne connaissent -ils pas assez les autres candidats recalés et leurs différents états de service dans le foot ball gabonais? Peut-être ne se sont-ils pas suffisamment préparés pour les convaincre?
La position de l'autorité ministérielle est donc très attendue. Fera t-elle suite à la demande du collectif ou laissera t-elle l'élection se ternir ce 18 avril ?
Election à la FEGAFOOT : tensions autour du scrutin du 18 avril
La marche annoncée par le Collectif pour le salut du football gabonais (CSFG) hier 3 avril, pour dénoncer le processus électoral de la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT), n’a finalement pas eu lieu. Les organisateurs, ont été stoppés par les forces de l’ordre, faute d’autorisation officielle.