La suspension, instaurée en février 2026, visait à endiguer la prolifération des injures publiques, des fausses informations et des contenus jugés dangereux pour la cohésion sociale. Mais au fil des mois, la mesure a suscité de vives critiques : pertes économiques pour les PME, frustration des citoyens, et recours massif aux VPN pour contourner le blocage.
La HAC précise que cette levée s’accompagne de nouvelles règles strictes, notamment, la fin de l’anonymat ,car chaque internaute devra désormais être identifié et une surveillance renforcée ,avec un accès direct de la HAC aux outils de modération des grandes plateformes. Les groupes Meta, TikTok et YouTube enverront des délégations à Libreville pour travailler avec les autorités.
Si cette levée est saluée comme une victoire pour la liberté d’expression, l’obligation d’identification et la surveillance directe posent la question d’un équilibre délicat entre régulation et droits fondamentaux. Les internautes, eux, oscillent entre soulagement et prudence.
Le Gabon retrouve ses réseaux sociaux, mais dans un environnement numérique plus encadré que jamais. La liberté revient, mais elle devra désormais composer avec la responsabilité et la vigilance des autorités.
Retour des réseaux sociaux : une liberté retrouvée sous surveillance
Après huit mois de silence numérique, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a annoncé, samedi 24 octobre 2026, la levée de la suspension des réseaux sociaux au Gabon. Facebook, TikTok, YouTube et Instagram sont de nouveau accessibles, marquant la fin d’une mesure exceptionnelle qui avait isolé le pays du reste du monde numérique.