Les causes sont multiples et sont connues des nouvelles autorités de la 5eme république depuis leurs prises de fonctions au sein de l'appareil de l'Etat. Il existe d'après les explications des responsables de la SEEG (Société d'Energie et d'Eau du Gabon ), un déficit pluviométrique , malgré qu'il pleut 9 mois sur 12, les infrastructures de production et de distribution sont également vétustes et la forte croissance urbaine du Grand Libreville dépasse largement les capacités du réseau. Le résultat est donc sans appel pour de nombreux ménages, qui constatent avec amertume que leurs robinets sont toujours à sec et ont régulièrement recours à des citernes improvisées pour s'approvisionner, quand d'autres sont désormais dépendants des forages privés, souvent sans contrôle sanitaire.
Les autorités semblent être dépassées par cette situation et les réponses urgentes à cette crise ne consistent qu'à simplement soulager les nombreux foyers de la capitale et de ses périphéries. Le gouvernement de la 5 -ème république a décidé dans un communiqué officiel ,de déployer des camions-citernes des forces de défense et de sécurité dans les différents arrondissements de Libreville avec la mise en place d’une tarification de crise, à raison de 3 000 FCFA le mètre cube d'eau , 600 FCFA pour 200 litres, et 300 FCFA pour 100 litres. Un numéro vert (18) a même été ouvert à cette occasion pour les commandes et autres livraisons .
Le gouvernement nous explique que cette mesure vise également à lutter contre le commerce illégal de l’eau et a permis de procéder à la saisie de véhicules et à démanteler un réseau de clandestins de cette filière.
Ces mesures jugées improvisées par l'opinion n'ont malheureusement pas réussi à décanter la situation ,obligeant l'Etat à revenir sur sa position et permettre aux mêmes réseaux décriés d'exercer , même si les tarifs ont été revu à la baisse, à raison de 4000 F CFA le mètre cube d'eau, au lieu de 10 000 F CFA. Les conséquences pour la population demeurent inchangées , en terme d'approvisionnement imprévisible, souvent limité à quelques heures la nuit et aussi les risques sanitaires liés à l’utilisation d’une eau non contrôlée. Les tensions sociales dans les quartiers populaires où l’accès à l’eau devient une bataille quotidienne sont toujours perceptibles.
La crise hydrique de Libreville et ses environs met en lumière les fragilités structurelles du système d’approvisionnement en eau du Gabon. Si la mobilisation militaire et les réseaux marchands d'approvisionnement soulagent temporairement les habitants, seule une réforme profonde des infrastructures et une gestion durable des ressources permettront d’éviter que la capitale ne revive une telle situation.
Libreville : une capitale assoiffée face à la crise hydrique
Depuis le 1er juillet 2026, Libreville vit au rythme des pénuries d’eau. Le gouvernement a décrété l’état d’urgence hydrique, mobilisant l’armée et les forces de sécurité pour assurer la distribution d’eau potable dans les quartiers les plus touchés. Les habitants, eux, doivent composer avec des coupures prolongées, parfois d’une semaine entière, et des files d’attente interminables devant les camions-citernes.